:: Carnet de Vol (FlyCoyote) ::

13/05/2006

Lache Train classique

Enfin laché sur train classique après de nombreuses heures d'instruction, me voilà enfin laché sur notre superbe DR1050 Ambassadeur de 1964, (il est plus vieux que moi). Le train classique c'est super enfin pas au début, un avion type DR400 c'est très con au sol mais un train classique c'est pire, c'est quand tu crois que tu es tiré affaire que la machine t'en fait baver.

Une bonne chose de faite."Voix off : il faudra encore s'entrainer"

DR 1050

12/05/2006

Balade en Baie de Somme Avril 2006

Par un beau dimanche après midi, une petite ballade en baie de somme

09/05/2006

Sur les traces de l'Aéropostale

En préparant mes vacances de Pâques avec ma famille au Sénégal, ma surprise fut de taille, lorsque j'ai regardé la localisation du Club : 4 Km de l'aéroport de Dakar (GOOY).

 

Internet aidant je trouve sur la toile l'aéroclub local de Dakar http://membres.lycos.fr/acibagueye/ après de nombreux envois de mail à divers adresses sans succès enfin acdakar@yahoo.fr me réponds favorablement pour la réservation d'un vol avec instructeur sur PA28/160.

Rendez vous est pris pour le mardi 18/04/2006 dans l'après midi.

Après un trajet en taxi jusqu'à l'aéroport dans un SIMCA 1000 d'époque, nous voilà arrivée avec ma petite famille au porte de l'aéroclub de Dakar dans un bruit assourdissant : en effet les pannes de courant sont nombreuses et les groupes électrogènes ont pris le relais. Je vois à ce moment une lueur d'inquiétude de mon épouse (dans quel état sont les avions ?). Lors de l'entrée sur le hangar de l'aéroclub nous découvrons les avions en superbe état (la maintenance est assurée par une société économie mixe dont le club fait parti) ; les mécanos sont présents autour des avions et lors de la pré vol ils nous suivent fièrement.

La pré vol fut minutieuse : la chaleur, l'humidité et la qualité de l'essence en Afrique rende nécessaire une pré vol complète.

Autre élément essentiel à ce vol : l'instructeur.

Roland de MUNCK vieux routard de l'Afrique une 50éme d'année origine Belge, nous accueille royalement, il nous fait visiter le club (ambiance coloniale)

 

et nous raconte l'histoire du club, des membres célèbres en particulier : Mermoz (et la position de Dakar durant la période "héroïque" de l'aéropostale. Puis il nous indique notre plan de vol : le tour de la presque île de Dakar.

Le vol fut très agréable (+ 1 heure) Roland en guide de Dakar vue du ciel, tellement intarissable que j'avais un peu de mal à me concentrer sur le vol. Quelques petites particularités le contrôle en français local pas toujours évidant, on roule la porte ouverte car il fait une chaleur infernale en cabine, la déclinaison magnétique de 9°W ça fait du bruit, et malgré CAVOK la visibilité n'est pas terrible (chaleur et vent de sable), et les thermiques.

Sans oublier une quasi obsession de Roland sur la consommation d'essence (celle-ci est cher en Afrique), à ce sujet le club ne facture plus à l'horamétre mais par rapport au compteur au  millième du compte tour afin d'encourager les plus économes et de ménager les moteurs. Selon Roland ( à ces heures secrétaire du club lorsqu'il est au sol) sur l'année dernière les avions ont consommés – 15 % (à méditer !)

Le vol : après un long roulage jusqu'à la 04 qui est indiqué 03 en bout de piste (orientation magnétique a changé mais pas le marquage au sol !) C'est beau l'Afrique !

en route pour le lac rose et la plage d'arrivée du Paris Dakar jusqu'à N1 puis route vers E1, Pte de Bel-Air et son ancienne base hydravion,

 

puis Ile de Gorée  (départ des esclaves d'Afrique vers l'Amérique), cap Manuel et cap vers Pte des Almadies (pointe la plus occidentale de l'Afrique).

Le retour vers l'aéroport de Dakar fut sans surprise atterrissage un peu difficile (premier vol sur PA28/160 les vitesses avaient un peu de mal à rentrer)."En bref, il ne restera pas dans les annales de l'aéronautique, un véritable carnage, enfin posé pas cassé"

Après un long débriefing (au plutôt un grand échange de souvenirs) au bar de l'aéroclub, nous quittons Roland pleins d'images dans la tête et une ligne supplémentaire dans mon carnet de vol et un superbe tampon Dakar Aéroclub.

09/05/2006

Des terrils au Mont Blanc

 

Des terrils au Mont Blanc

Histoire de changer de l'habitude j'ai profité de mes quelques jours devacances en Février 2006 pour conjuguer mes deux passions : le ski (j'ai commencé sa pratique à 4 ans) et le pilotage (là j'ai commencé plus tard 37ans), fraîchement "décoré" de mon PPL (Dec 2005) à 70 heures de vol, j'ai décidé de sauter le pas et de faire un coup double : un avion avec des skis. Et pas n'importe quel avion : un mousquetaire de 180 CV train classique (pratiquement aussi vieux que moi) équipé de Skis.


Inutile de vous dire que le décollage de Megève dans la pente enneigée (ça décolle très court) avec un temps de curée fut un réel plaisir. Le temps de faire connaissance avec l'appareil, nous voila arrivé en final de notre piste improvisée du glacier du Tour. La surprise fut de taille lorsque mon instructeur (Jacques BRUN Chef pilote instructeur de Megève) m'a annoncé le programme dans un premier temps un touché dans la piste enneigée du glacier puis un complet.

Le touché fut réalisé de main de maître par mon instructeur puis ce fut mon tour de réaliser le complet (sous les directives de l'instructeur) : quel bonheur d'atterrir dans la pente ou plus exactement dans la montée (avec un vent assez "tordu" à cause des montagnes). 

C'est à ces moments là que l'on comprend la vraie signification d'un vol symétrique surtout au décollage gaz à fond dans la pente pour un schuss endiablé (bille au milieu.., la bille au milieu.. la voix de l'instructeur à fond dans le casque, et souple sur les commandes on respecte les vitesses) en bref rien de nouveau même sous le soleil des Alpes : un instructeur reste un instructeur.

Après 5 Complets, en route pour le retour, en chemin, nous avons eu la chance de voir les hélicos "tirer" une avalanche ce fut un souvenir merveilleux. Ce n'est pas tous les jours dans la vie d'un pilote de "plaine" que l'on voit à l'altimètre FL 110, et surtout un paysage aussi magnifique avec un passage par la vallée blanche.

Le retour à Megève fut assez simple pas besoin de carte l'instrumentation du D140 est largement suffisante en bref un compas et une bille (saloperie de bille..) et un altimètre le restant reste assez accessoire, et surtout on vole sur les côtés des vallées, pas au milieu pour permettre les demis tours faciles.

Après un retour sur Megève par un circuit assez surprenant (en raison du relief). Nous voila en final, et c'est vraiment une finale car ici pas question de faire une remise de gaz, elle est impossible en raison du relief. Et surtout, enfin lorsque l'on roule, pardon, on glisse sur la piste il faut pas oublier de la remontée gaz à fond pour ne pas rester bloquer au milieu dans la pente et de se trouver obliger d'aller chercher le tracteur pour tirer l'avion jusqu'en haut.

En guise de débriefing les derniers mots de mon instructeur furent :Beaucoup, beaucoup de prudence. Quelle que soit votre expérience, c'est toujours la montagne qui domine ! Ce vol fut une grande leçon humilité. Je me promets de revenir l'année prochaine pour enrichir mon carnet de vol.

Faites vous plaisir volez autrement et si vous avez l'opportunité rendez vous à l'aéroclub de Mégeve, ils sont super sympa avec les pilotes du "plat pays".

Email :
aeroclub-megeve@wanadoo.fr
(Merci à mon photographe personnel : Valentine, ma fille de 10 ans qui fut du voyage) FEV 2006


Nombre de pages : 1