
En préparant mes vacances de Pâques avec ma famille au Sénégal, ma surprise fut de taille, lorsque j'ai regardé la localisation du Club : 4 Km de l'aéroport de Dakar (GOOY).
Internet aidant je trouve sur la toile l'aéroclub local de Dakar http://membres.lycos.fr/acibagueye/ après de nombreux envois de mail à divers adresses sans succès enfin acdakar@yahoo.fr me réponds favorablement pour la réservation d'un vol avec instructeur sur PA28/160.



Rendez vous est pris pour le mardi 18/04/2006 dans l'après midi.
Après un trajet en taxi jusqu'à l'aéroport dans un SIMCA 1000 d'époque, nous voilà arrivée avec ma petite famille au porte de l'aéroclub de Dakar dans un bruit assourdissant : en effet les pannes de courant sont nombreuses et les groupes électrogènes ont pris le relais. Je vois à ce moment une lueur d'inquiétude de mon épouse (dans quel état sont les avions ?). Lors de l'entrée sur le hangar de l'aéroclub nous découvrons les avions en superbe état (la maintenance est assurée par une société économie mixe dont le club fait parti) ; les mécanos sont présents autour des avions et lors de la pré vol ils nous suivent fièrement.
La pré vol fut minutieuse : la chaleur, l'humidité et la qualité de l'essence en Afrique rende nécessaire une pré vol complète.
Autre élément essentiel à ce vol : l'instructeur.
Roland de MUNCK vieux routard de l'Afrique une 50éme d'année origine Belge, nous accueille royalement, il nous fait visiter le club (ambiance coloniale)
et nous raconte l'histoire du club, des membres célèbres en particulier : Mermoz (et la position de Dakar durant la période "héroïque" de l'aéropostale. Puis il nous indique notre plan de vol : le tour de la presque île de Dakar.
Le vol fut très agréable (+ 1 heure) Roland en guide de Dakar vue du ciel, tellement intarissable que j'avais un peu de mal à me concentrer sur le vol. Quelques petites particularités le contrôle en français local pas toujours évidant, on roule la porte ouverte car il fait une chaleur infernale en cabine, la déclinaison magnétique de 9°W ça fait du bruit, et malgré CAVOK la visibilité n'est pas terrible (chaleur et vent de sable), et les thermiques.
Sans oublier une quasi obsession de Roland sur la consommation d'essence (celle-ci est cher en Afrique), à ce sujet le club ne facture plus à l'horamétre mais par rapport au compteur au millième du compte tour afin d'encourager les plus économes et de ménager les moteurs. Selon Roland ( à ces heures secrétaire du club lorsqu'il est au sol) sur l'année dernière les avions ont consommés – 15 % (à méditer !)
Le vol : après un long roulage jusqu'à la 04 qui est indiqué 03 en bout de piste (orientation magnétique a changé mais pas le marquage au sol !) C'est beau l'Afrique !

en route pour le lac rose et la plage d'arrivée du Paris Dakar jusqu'à N1 puis route vers E1, Pte de Bel-Air et son ancienne base hydravion,

puis Ile de Gorée (départ des esclaves d'Afrique vers l'Amérique), cap Manuel et cap vers Pte des Almadies (pointe la plus occidentale de l'Afrique).
Le retour vers l'aéroport de Dakar fut sans surprise atterrissage un peu difficile (premier vol sur PA28/160 les vitesses avaient un peu de mal à rentrer)."En bref, il ne restera pas dans les annales de l'aéronautique, un véritable carnage, enfin posé pas cassé"
Après un long débriefing (au plutôt un grand échange de souvenirs) au bar de l'aéroclub, nous quittons Roland pleins d'images dans la tête et une ligne supplémentaire dans mon carnet de vol et un superbe tampon Dakar Aéroclub.

